épistolaire

 


Epistolaire : je n'ai pas grand chose à écrire sur un tel sujet. Jamais je n'ai envoyé de le lettre enflammée à une femme, pas un seul poème, on se téléphonait et ça durait des heures, ça oui.

Après le départ de mes Parents, nous n'avons trouvé aucun paquet de lettres entouré d'un délicat ruban, rien. Je sais pourtant qu'ils se sont écris pendant des années et j'imagine qu'ils se sont séparés avant leur départ de cette charge affective, ils ont bien fait et je les en remercie. Tu voulais pas qu'en plus, ils nous lèguent une maison de famille, avec les meubles datant de l'arrière grand-mère...

Je n'aurais rien lu et j'aurais été bien embarrassé du "cadeau" en ce qui me concerne ils étaient exclusivement mon Papa et ma Maman, leur intimité ne m'intéressait en rien. 

Avec mon père et de vive voix c'était autre chose, il a vécu 10 ans de veuvage et m'a raconté ses quelques aventures sans détails scabreux mais souvent avec l'humour qui le caractérisait, de beaux moments de complicité entre nous deux, exclusivement.

Commentaires

  1. Moi, c'est ma mère qui a fait la veuve joyeuse pendant douze ans. Pourtant, du vivant de mon père mort en 1990, lui et ma mère, devenue hémiplégique suite à un AVC, trouvaient évident que ma mère devait mourir la première. Et du point de vue confidence du temps de son veuvage, c'était oral et perturbant comme dans le film de Clint Eastwood, « Sur la route de Madison », avec Meryl Streep et, Clint Eastwood car on ne savait pas si elle fabulait ou pas quand elle nous emmenai sur cette fameuse route de Madison..

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    1. Vois-tu Madame Chapeau, à aucun moment en aucun cas mon Père "n'a fait le veuf joyeux" il a souffert pendant quelques années, il est tombé bien bas et puis il s'est repris en main et à profité de ses toutes dernières années.

      Bleck

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    2. Ma mère qui était devenue hémiplégique à 48 ans ne s'est pas vraiment comportée en veuve joyeuse non plus. Désolée de vous avoir mal aiguillé une fois de plus.

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  2. Ce qui peut être intéressant quand on trouve des vieilles lettres de nos parents, c'est de découvrir quel genre de personnes ils étaient avant d'être parents. Et aussi comment ils imaginaient leur vie (et leurs enfants!) en tant que parents. Ee que j'aime dans les vieilles lettres (de qui que ce soit) ce sont les détails de la vie d'un monde que je n'ai pas connu, ou pas vécu de la même façon.

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    1. Nous parlions beaucoup avec mes anciens, ils ont vécu une vie tellement différente de la mienne que c'était très intéressant, un peu comme une plongée fin XIX ème et dans deux secteurs sociaux très différents, l'une la dernière d'une fratrie de dix enfants de cultivateurs, l'autre le fils unique d'un contremaître d'usine...

      Bleck

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  3. C'est vrai que les écrits restent, lourdement parfois... Et l'oral est plus léger.

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  4. Moi, c'est grâce à ma grand-mère que j'ai appris des tas de choses, mais plus sur sa vie à elle que sur celle de mes parents.

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    1. Et ça devait être quelque chose... en ce qui me concerne, je n'ai pas connu mes grands parents.

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  5. J'ai eu un long échange épistolaire avec une tante de mon mari, ancienne directrice d'école, vivant à Alger. Les lettres sont précieusement conservées dans une belle boite et il m'arrive de temps à autre de les relire.

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    1. Comme quoi, nous sommes tous différents et c'est très bien comme ça.

      Bleck

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  6. J'ai les cartes postales que mon arrière grand père écrivait du front de la somme en anglais à ma grand mère de dix ans et celles en français à femme, qui l'enguelait de parler a sa fille en english. Pour ma part j'ai conservé longtemps ma correspondance avec une petite parisienne des beaux quartiers qui s'ecanaillait avec un freak de la banlieue rouge. Mais l'huile ne se mélangeant pas avec le vinaigre, un hiver plus froid j'ai démarré mon poêle avec 😎

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  7. Ma mère tenait un journal intime que je n'ai jamais lu. Elle l'a confié à un de mes fils. Faut dire que la relation entre ma mère et moi n'était pas terrible !!

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  8. Comme Petit Louis, j'ai éliminé (cette semaine) par le feu 3 cahiers d'élucubrations intimes que mes héritiers ne liront pas, mais je n'ai pas encore débusqué celles écrites sur du papier pelure bleu qui doivent prendre le même chemin. La chasse est ouverte !

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  9. Je me souviens des 3 étages que je dégringolais pour ouvrir la boite aux lettres (avant mes parents) et prendre les lettres envoyées par mon futur mari, troufion.

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