Mon Doctorat à moi, rien qu'à moi (phase 2)

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Nous sommes au tout début de l'été 1981, la fin de semaine Parisienne doit se terminer, je dois rentrer en Normandie et... j'embrasse ma petite, nous avons passé ces deux jours ensemble sagement.

Pendant la route du retour et les jours qui suivent je sais qu'il c'est passé quelque chose, pas du tout le coup de foudre non, mais je sais que c'est elle, ça ne s'explique pas, c'est Elle.

On s'appelle, elle part avec deux copines en stop faire la route l'Italie d'abord et puis... elles ne savent pas.

Une semaine avant la rentrée (ah ben oui, elle est enseignante) elle m'appelle est-ce que je peux venir te voir ? Alléluia, Allé-luia... Allé...luia.


3 mois plus tard je débarque avec ma valise dans un joli studio du 11 ème arrondissement chez la femme que j'aime. Sans travail, sans avoir prévu quoi que ce soit, la vie est formidable. Nous resterons un peu plus de trois ans à Paris où j'ai occupé quelques emplois aussi éphémères que divers et variés : poseur d'affiches de nuit dans les cinq premiers arrondissements j'embauchais à 18 heures et finissais... quand j'avais fini la tournée parfois minuit, parfois 3 heures, j'ai été le témoins de scènes assez spéciales, crois-moi. Intérimaire dans la tour Total à La Défense (pour moi j'étais à Manhattan) comme intérimaire j'ai fait vendeur d'accessoires très haut de gamme pour Mercédès sur le salon de l'Auto / démonstrateur de matériel de portage/manutention à Rungis (la nuit évidemment c'est à dire 2 heures à 10 heures) commercial en jouets éducatifs dans les écoles maternelles et avec ma Chérie je me prenais les vacances scolaires oui, je te le répète la vie est formidable.

Rapidement on sent que ça colle entre nous... bon, Elle est enseignante c'est vrai, mais pas du tout syndicat/catalogue de la Camif/quasiment pas de Gauche/sors pas la carte systématiquement pour visiter un musée gratos... bon, Elle pointe dans l'éducation nationale mais en mode pas chiante tu vois... bref, ça colle. Elle n'a toujours vécu qu'à la Capitale mais ne souhaite pas y faire naître nos enfants...

Début d'été 84 la Normandie, nous voilà !! Je retrouve mon poste de vendeur Renault, je retrouve mes copains voileux et ça ne le fait pas du tout, du tout... je ne suis plus célibataire, je ne fais plus de voile, la ville nous semble petite et triste est le climat ! 

Entre autres avantages de la situation de fonctionnaire de l'éducation nationale, la mutation... Elle fait une demande de mutation : 1er choix la Polynésie 2 ème choix Charente Maritime troisième choix la Gironde quatrième choix l'Hérault cinquième choix Bouches du Rhône et c'est comme ça qu'on bouge illico pour la Gironde !!

Nous arrivons à Bordeaux sans connaître qui que ce soit et bien évidemment sans avoir prévu de travail pour moi et nous glandons tout l'été sur les plages zocéanes. Septembre arrive, nous sommes logés dans un appart de fonction (re-entre autre avantage de fonctionnaire de l'éducation nationale) situé dans le haut Médoc le poste de la femme de ma vie est à moins de cinq kilomètres en voiture.

Je bosse dans l'intérim et c'est pas glorieux, dans des serres sur le long de la rocade je taille avec d'autres esclaves des centaines de géraniums, nous sommes commandés au coup de sifflet, eh oui et ça va pas durer longtemps.

Une petite annonce auquel je réponds et ça le fait, commercial dans le pesage industriel pour une agence située à Pessac youpeeee, je vais visiter tous les producteurs de métiers de bouche pour vendre des petits ponts bascule, tout ce qui est salaison dans le pays Basque, en Dordogne, les marchés de gros du Limousin, les grossistes en légumes et fruits de la vallée de la Garonne, mais également les peausseries de la Montagne Noire, je parcours des lieux extraordinaires, j'ai l'occasion de rentrer de tournée avec des produits alimentaires d'exception, formidable la vie je vous dis.


Et puis le Groupe Tapie fait ce qu'il sait faire de mieux, vendre les actifs alors je me retrouve rattaché à l'agence de Toulouse et puis à Paris et puis licencié... logique.

J'ai maintenant de l'expérience, j'ai appris à connaître le Sud Ouest et me fais embaucher par une entreprise A-llemande ayant une agence à Strasbourg... Strasbourg c'est génial, c'est à l'opposé géographique de Bordeaux, c'est bien. 

Nous vendons des petites machines outils disons, dans le domaine de la confidentialité et de la sécurité des documents papier... au début c'est raide, c'est très raide ma principale activité consiste à faire passer des conditions de vente et de règlement Alsaco-A-llemandes à des revendeurs Catalans, Basques ou Vendéens et puis je vais m'y faire puisque j'ai été salarié chez eux pendant 26 'tain's d'années !

Avec ce taf, j'ai tout vu ou presque je suis entré dans tout type d'entreprise. Le médical, je me souviens être allé à l'hôpital psychiatrique de Cadillac en Gironde. Le carcéral, je suis allé un après midi d'hiver sur le plateau de Lannemezan dans les hautes Pyrénées dans un centre pour très longues peines. Toutes les boites d'Armement autour de Bdx, Airbus à Toulouse, les mairies de villes importantes et toutes les administrations, les grands sites de loisirs comme à Poitiers, quelques universités, un palace à Biarritz mais aussi des salons à Francfort, le pic du Midi etc...

43 ans de salariat, mon dossier retraite n'a pas été des plus simples à établir mais ça c'est fait. Je n'ai jamais gagné un gros salaire, je ne méritais pas plus... j'ai parcouru la France dans tous les sens dans de bonnes conditions, ce n'était pas encore l'aire du flicage, du GPS ou du téléphone portable. Voilà mon CV, l'authentique, j'ai en poche mon Doctorat et j'ai la prétention qu'il en vaut bien d'autres.

Commentaires

  1. Un très beau parcours qui vous a permis de vivre des expériences comme peu en vivent et d''engranger de superbes souvenirs. Et surtout de trouver la femme que vous aimeriez et que vous aimez toujours et un endroit où bâtir votre nid et où même l'armoire normande a trouvé une place.

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    1. Ou l'art de la résumation, résumante.

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    2. Agrémentée d'une armoire normande, tout de même.

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    3. Ôh ben oui, avec une armoire Normande et pas n'importe laquelle !!

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  2. J'ai commencé dans la logistique, j'ai terminé dans l'informatique - et même un peu dans le caritatif. J'ai été secrétaire, approvisionneur, hotliner, j'ai fait du recouvrement, de l'étude de dossier de demande de prêt à la consommation, j'ai supervisé des opérations de maintenance sur des serveurs windows... J'ai connu des OPA, des fusions-acquisitions, un plan social... Mais tout ça sans jamais quitter le confort du CDI signé en 1990 cinq mois après la fin de mes études... Je ne regrette rien, mais je t'admire, sincèrement.

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    1. Bah, je n'ai fait que saisir à droite à gauche ce qui se présentait en tentant d'éviter autant qu'il se pouvait les galères et ça m'a plutôt bien plu.

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    2. Saisir à droite et à gauche, encore faut-il savoir ouvrir la porte à ces opportunités, et oser les saisir justement. Et comme tu dis à Louisianne, ne pas subir. Dans deux services "relations clients" j'ai connu des filles qui ont fait le même boulot de leur entrée dans la vie active jusqu'à la retraite. C'est un choix. C'est pour ça que j'admire la liberté des tiens.

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    3. Franchement je te comprends Acanthe et te remercie d'apprécier mes écrits et de l'exprimer. J'ai l'impression que si j'étais resté dans le petit bureau de mes débuts je me serais desséché... carrément, idem si j'étais resté chez Renault... même chef, mêmes lieux, mêmes horaires et surtout mêmes collègues : AU SECOURS toutefois, que ça convienne à une population, mais très bien, j'applaudis l'exploit.

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  3. J'admire moi aussi ta détermination et tes certitudes; tu as bien mené ta barque, et tu as su profiter des opportunités.
    (A propos de mecs et de bagnoles, que penses-tu de cette observation - vue sur la toile - d'un côté, une majorité de mecs considèrent que les filles n'y connaissent rien en voitures; de l'autre, énormément d'hommes essaient d'impressionner les nanas avec leur bagnole?)

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    1. Mecs/Bagnoles/Filles - c'est évidemment un cliché au même titre que mon cliché Enseignant/pénible un cliché... soit, l'observation personnelle d'un certain nombre d'individus.
      A l'époque où j'ai fait dans l'automobile je n'avais à faire très majoritairement qu'à des hommes pour "la responsabilité" voiture, je crois que ça a vraiment évolué aujourd'hui il y a clairement des automobiles produites pour la clientèle féminine. Maintenant je crois qu'il existe toujours autant de blaireaux qui tentent toujours d'impressionner les nanas avec leur bagnole, ça oui.
      (je ne sais pas si c'est la réponse que tu attendais, quelle est ton opinion à toi, sur le sujet)

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  4. Un beau parcours avec le courage de la liberté, et en fin de compte, une retraite bien mérité :-)

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    1. Clairement j'ai, nous avons toujours fait passer notre liberté ou nos choix individuels avant tout autre critère, Gilsoub.

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  5. Oups c'est Gilsoub l'anonyme précédent, j'ai cliqué trop vite :-(

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  6. Comme Acanthe je t'admire !
    J'ai commencé par un job d'été dans l'administration où travaillait mon père. Puis son chef très paternaliste, un chef à l'ancienne m'a proposé de m'embaucher comme vacataire. J'ai passé plein de concours, j'ai changé de poste régulièrement car je m'ennuyais vite, mais je n'ai jamais quitté le confort de la sécurité de l'emploi des fonctionnaires. Et jamais quitté Paris (pour le travail pas pour habiter) car j'avais un poste dit " central " c'est à dire sans mutation possible dans les provinces françaises. Mais heureusement pour moi j'étais bien payée.
    Écrire des CV, me présenter, me vendre dans un entretien d'embauche je n'ai jamais su le faire. J'ai préféré le côté certes scolaire, mais qui reconnait le mérite personnel des concours adminstratifs.

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    1. Nous avons tous nos chemins de vie Louisianne l'essentiel étant de ne pas les subir.

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  7. J'attendais un mot sur le galeriste. La déception est grande.

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  8. J'attendais un mot sur le galeriste. La déception est grande.

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    1. m. Si ton commentaire était plus explicite, il me serait tout à fait possible de te répondre.

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  9. Tu l'as bien mérité ton doctorat, probablement plus que moi qui n'ai fait que de lire et écrire des milliers de pages pas très utiles au bien du monde :)

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    1. Il ne s'agit pas de mérite le Doc' il m'a amusé d'utiliser le terme de Doctorat pour ce billet puisque en réalité je n'ai jamais décroché un seul diplôme, quant à mon utilité professionnelle au bien du monde, elle est toute relative soyons clair...

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  10. Je crois que je peux vous répéter ce que m'a dit mon père 2 ou 3 fois en parlant de ma "carrière" à moi :
    tu t'es bien démerdé p'tit merdeux

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    1. C'est ça Anonyme, d'ailleurs sur le tard avec mon père nous nous sommes bien marrés de ma façon d'aborder une "carrière" mais trente ans plus tard j'avoue lui avoir causé pas mal de soucis.

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  11. Un doctorat avec beaucoup d'options! Mais comme axe central l'amour de ta "petite". Vous avez eu de la chance de pouvoir profiter d'une mutation. Maintenant c'est quasi mission impossible.

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    1. Oui, je crois que nous avons profité du meilleur et au bon moment, certainement. Quant à mes options elles ont toujours été teintées de l'emmerdement minimum.

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  12. A part sur ton blog, tu as écrit tout ton parcours professionnel quelque part ? des traces pour les héritiers ;)
    J'ai fait deux ans dans une boite privée en Normandie puis 41 ans dans la Fonction Publique Hospitalière dans la Yaute !

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    1. Mes enfants à ce jour ne connaissent pas ce blog. Ils savent que j'ai eu une vie pro chaotique, ce qui est leur cas à eux pour l'instant...
      ...dans la Yaute ! je ne vois pas ce que tu veux dire ??

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    2. c'est le mot en patois pour dire "la Haute-Savoie" !

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    3. Pouh, j'en étais loin... Brigou, le domaine hospitalier c'est vaste... blouse blanche ou grise ?

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    4. Surtout pas de blouse !!! mais oui derrière le bureau ;)

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  13. Ca fiche le tournis ! J'ai l'impression de revivre la vie de mes parents qui ont changé, eux aussi, de boulot je ne sais combien de fois. Mais une grosse différence : ils sont toujours restés dans la même région.

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    1. Je peux tout à fait te comprendre Calyste, je n'ai simplement pas su faire autrement et je reconnais que ça m'a plutôt bien convenu.

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  14. Ça me rappelle mon frère, et d'autres du même acabit. Parcours typique de "branleur" comme on disait !

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    1. Pourquoi donc s'évertuer à ne proposer que des commentaires désagréables assortis de coups de griffes ? Bon, en ce qui me concerne c'est sans importance et je te souhaite même Çaufy, que ça allège le sac bien lourd que tu dois supporter, que ce soit au moins utile pour toi.
      Je te souhaite de prendre l'initiative d'aller embrasser ton frère.

      Bleck

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    2. @Caufy : mais ce sont peut-être (sûrement ?) ceux qui se sont le plus "éclatés" dans leur parcours professionnel.

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    3. @Bleck: Hola du calme ! Je rapporte juste un mot qu'on disait à l'époque. Les guillemets ne sont pas là pour rien. Quant à mon frère, j'ai de très bons rapports avec lui, en tant que frère, et en tant que voisin !

      @Acanthe: Il y a des chances que oui ! 😊

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    4. @Çaufy
      Ce n'est pas le mot "branleur" qui ne plaît pas à Bleck, c'est le mot "typique" : Bleck ne veut pas être typique !

      (Je pense qu'on ne va pas me féliciter alors je le fais moi-même :
      j'ai bien fait de revenir sur ce blog pour effectuer ce petit recadrement.)

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    5. @ Çaufy - Je suis tout à fait calme justement et je reste sur ma position tu es ici sur mon blog et je le gère comme je le souhaite, je n'ai pas envie de me prendre la tête alors clairement si cela ne te convient pas, tu trouveras probablement d'autre chemins où verser des commentaires revêches.

      Bleck

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  15. J'ai failli l'oublier…

    Bonne année Bleck !

    Je te souhaite de déménager ton blog dans un bel écrin, ailleurs que dans ces blogspot, canalblog, overblog et autres machins-blogs tout pourris.
    Peut-être que quelqu'un dans ton entourage pourrait t'y aider. (je ne le peux pas)

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    1. Ce n'est pas une mauvaise idée, beau moqueur, un jour peut-être...

      Bleck

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  16. Petite parenthèse : oui comme dit Anne, le statut d'enseignant a quand même bien baissé depuis les années 80... Plus d'appartements de fonction depuis bien longtemps, plus d'indemnité logement non plus, le métier ne fait plus trop rêver, y a qu'à voir comment les jeunes ne se précipitent pas pour le devenir. Et le pourcentage de ceux qui abandonnent au bout de quelques années...
    Deuxième parenthèse : le combo « syndicat-camif-de gauche» a fait long feu, je crois...à part au cinéma ;-)
    Mais bon, là n'est pas le sujet. L'essentiel c'est surtout que tu sois fier de ton parcours atypique. Et je sais que tu l'es.
    La bise
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Je suis bien d'accord avec tes petites parenthèses et je parlais bien des années 80 où justement nous en avons profité.
      Allez, je veux bien te croire sur le coup du Combo et encore que... il reste quelques nids bien fournis, bien drus où il n'est pas question de sortir du dogme (oui, j'ai bien écrit dogme) j'en fréquente et ça alimente certains de nos fou-rires, tout de même...

      Bleck

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  17. 26 ans dans la même entreprise, mazette ! Une durée que peu dans les jeunes générations connaitrons. Pourquoi ne plus avoir changer ? Demande de madame ? Ou pour assurer l'élevage d'enfants ? Ou tout simplement la flemme de chercher ailleurs ? Ou une autre raison ?

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    1. Surtout dans ce type d'activité 7228. Je suis resté pour un faisceau de raisons oui, assurer l'élevage et le gavage tout de même et puis si les 7 à 8 premières années ont été très dures pour moi (produit au top mais conditions de vente très rigoureuses et quasi inflexibles) après dix ans j'ai compris que je pouvais lâcher la bride, je me suis démerdé pour être libre, visiter les clients les moins pénibles mais établir un relationnel profond avec ceux qui comptaient... mes 8 dernières années je n'ai traité que les "appels entrants" et je réalisait 70 à 80 pour cent de mes objectifs.

      Bleck

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  18. «j'ai parcouru la France dans tous les sens dans de bonnes conditions, ce n'était pas encore l'aire du flicage, du GPS ou du téléphone portable.» : et la bonne époque pour attraper quelques petites, non ?

    merci

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    1. Pas vraiment mon truc vois-tu mais c'est vrai une énorme sensation de liberté que j'ai appréciée dans toutes ces années.

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  19. C'est long. Il va y avoir une 3ème partie ?

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    1. Je comprends que ça puisse paraître long j'ai fait en sorte de synthétiser, j'ai surement oublié un truc ou deux comme le nombre de fois où je n'ai rien décidé mais où je me suis fait licencier... cependant trollface, je peux te rassurer il n'y a pas d'autre épisode.

      Bleck

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  20. En ce qui me concerne, tout peut commencer ou terminer, ça m’est égal, et je m’en trouve bien, je m’adapte, je sens la vie qui reflue en moi, qui s’agite et se retourne comme de l’eau en bouteille, je perçois l’agitation des gaz incités à se réformer, je suis seul à me rendre des comptes, seul à fabriquer mon sens inhérent, c’est tout ce qui importe.

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    1. Serais-tu un grand Sage Henry ?

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    2. Je me rapproche chaque jour de l’homme le plus libre, celui qui pourrait tuer son amour, ou du moins consentir à son départ, approuver son extinction, pour ne plus en dépendre.

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  21. La Chantal des toilettes sèches17 janvier, 2026 06:34

    Mon "parcours" professionnel a été très, trop, sage. Je crois que ça ne m'a même pas effleuré (ou alors à peine) que je pouvais aller voir ailleurs et pas uniquement parce que le contrat était interrompu. Je manquais (et manque encore) cruellement d'imagination. Je pensais que je devais supporter, faire ce qu'on me disait, que les patrons savaient... Vous voyez le niveau.
    Mardi, lors d'un café avec une copine, je lui demande des nouvelles d'une des siennes. Je l'ai connue agente d'accueil (je l'étais aussi) dans un des centres d'animation de la ville puis elle en a eu assez, est partie, s'est formée à la cordonnerie, a repris avec d'autres une petite cordonnerie du centre. Elle a été assez malade, n'a pas pu travailler pendant un moment, ni reprendre le même métier. En ce moment, elle est employée par la SNCF et étudie pour devenir conductrice de train et ça semble difficile. Je suis épatée par tous ces changements de voie, les vôtres et les siens.

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    1. Au risque de me répéter tu devrais user ton clavier plus fréquemment.
      Je vois le niveau oui, et ça t'a convenu, ce besoin d'habitudes, de sécurité vous êtes nombreux comme ça, il n'y a pas d'échelle de valeur selon moi entre ce besoin et le souhait de bousculer constamment son emploi du temps ou ses emplois... c'est comme ça.

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  22. Sans aucun diplôme, mais opportuniste plein de ressources, d'une grande débrouillardise. Ah si les sans emploi pouvaient vous imiter !

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    1. Ouh là là là là là là là... et dire aux gamins qu'il suffit de traverser la rue pour trouver du taf, c'est ça ? et pourquoi je n'aurais pas créé une école tant qu'à faire... non, je suis plutôt dans la tendance "Démerden sie sich"

      Bleck

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  23. Beau parcours, même sans image !
    Par contre, le flicage, dans les petites structures, il devenait banal et mon dernier poste (et la perversité de ses dirigeants) mériterait le pompon en la matière ! Mais bon, en province et en fin de carrière, on ne retrouve pas immédiatement un boulot en changeant de trottoir, il me fallait avaler la couleuvre si je voulais avoir tous mes trimestres et donc, en toutes circonstances, j'ai pris sur moi (ils ne connaissaient pas mes capacités de résistance) et fait comme si tout était normal !

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